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Les citoyens ont besoin de soutien dans leur engagement, notamment au niveau local. Selon une enquête de la Plateforme francophone du Volontariat (PFV) , les bénévoles se sentent peu ou pas appuyés par leur commune. Une situation qui doit changer…

A quelques heures du dépôt des listes pour les élections communales, une enquête menée par la Plateforme francophone du Volontariat en partenariat avec l’institut de sondage Dedicated[1] confirme un ressenti : les citoyens se méfient du monde politique. Ils sont seulement 16% à affirmer que, de manière générale, on peut lui faire confiance.

Soutenir et encourager les initiatives citoyennes et la participation sont dans l’air du temps. Durant la campagne pour les élections locales, de nombreux candidats se sont posés en défenseurs de la « participation citoyenne » ou de « la démocratie participative ». Mais les citoyens ne les ont pas attendus pour s’engager. Que ce soit dans les clubs de sport, les bibliothèques, les écoles de devoirs, les associations de quartiers, les volontaires participent activement à la vie de leur commune. Dès lors, ces « programmes participatifs » répondent-ils à un besoin ? Dans son enquête, la PFV a interrogé les citoyens sur leur engagement et le soutien effectif, mais aussi rêvé, de leur commune par rapport à celui-ci.

Le premier constat est sans appel : les citoyens souhaitent s’engager au niveau local. Plus de 2/3 (67%) des répondants estiment normal de s’impliquer dans leur commune. Un chiffre qui monte à 70% lorsque l’on parle de la vie de quartier. Enfin, 63% des personnes interrogées estiment qu’elles ont une capacité d’influence sur la vie communale.

Les réponses sont par contre bien moins enthousiastes lorsqu’il s’agit des politiques. Seuls 39% jugent que les autorités communales font assez d’efforts pour soutenir les initiatives citoyennes Les répondants attendent de la part de leurs élus du soutien logistique, financier, communicationnel, etc.

Rappelons que, selon les chiffres de la Fondation Roi Baudouin, 1 personne sur 8 est volontaire, en Belgique. La PFV est convaincue que ces bénévoles méritent un soutien plus franc et réclame que des efforts soient fournis en ce sens. Elle est prête à accompagner toute autorité locale qui souhaite répondre à cette préoccupation citoyenne.

 

[1] Ce sondage a été réalisé en avril 2018 sur un panel de 1000 habitants représentatif de la population de 16 à 75 ans en Fédération Wallonie-Bruxelles (marge d’erreur < 3,5%).